Cameroun

Pays aux richesses naturelles, mais aussi humaines et culturelles colossales, le Cameroun est un contraste entre sécheresse sahélienne et records d’humidité ; déserts et ruches humaines ; une terre de paradoxe où vivent plus de 250 ethnies.

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Cameroun
REUNION DU CSI AU CAMEROUN
REUNION DU CSI AU CAMEROUN

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Situé à la charnière de l’Afrique Occidentale et Orientale et s’étirant du fond du Golfe de Guinée jusqu’au Lac Tchad, le Cameroun est limité à l’Ouest par le Nigéria, au Sud par le Congo, le Gabon et la Guinée Equatoriale, à l’Est par la République Centrafricaine et au Nord / Nord-Est par le Tchad.

Le pays a hérité de son histoire, ses frontières, son bilinguisme, ses religions ou encore son appellation.

Point de jonction entre l’immensité de l’océan et les déserts torrides, entre les pics montagneux et les plaines verdoyantes recouvertes de forêts primaires denses, le Cameroun est un pays de contraste, ce qui lui a souvent valu le surnom d’ « Afrique en miniature ».

Pays aux richesses naturelles, mais aussi humaines et culturelles colossales, le Cameroun est un contraste entre sécheresse sahélienne et records d’humidité ; déserts et ruches humaines ; une terre de paradoxe où vivent plus de 250 ethnies.

Superficie : 475 442 km²
Langues officielles : Français et Anglais
Monnaie : le franc CFA (655.957 F CFA = 1 €)
Capitale : Yaoundé
Drapeau : Vert – Rouge – Jaune, avec une étoile dorée sur la bande rouge
Devise : Paix – Travail – Patrie
Hymne : Ô Cameroun, berceau de nos ancêtres

(Source : Guide pratique du voyageur, 3e édition, Les Editions Shalom)


Histoire

Bangou-Cameroun©Anneaux de la Mémoire
Bangou – Cameroun © Anneaux de la Mémoire

La traite négrière transatlantique a drainé environ 12.5 millions d’Africains vers les Amériques entre 1501 et 1867, selon les estimations les plus récentes et les plus plausibles. La Baie du Biafra, une portion du Golfe de Guinée sur la côte ouest africaine, fut l’une des régions majeures de ce trafic négrier. Ses activités esclavagistes s’étendent sur une très grande distance, du delta du Niger jusqu’au Cap Lopez, à l’extrémité sud du Golfe de Guinée. Cette ligne côtière est partagée aujourd’hui entre plusieurs pays dont la partie orientale du Nigéria, le Cameroun, la Guinée Equatoriale et le Gabon. La région du Golfe de Guinée dans laquelle se situe le Cameroun se place parmi les deux premières zones ayant exporté le plus grand nombre d’esclaves vers les Amériques, juste après les ports angolais.

Plus que les autres pays de la Région, le Cameroun a également participé à la traite saharienne, du XVIe au XXe siècle. Son étirement en latitude jusqu’au Lac Tchad, le raccorda ainsi pendant plusieurs siècles au trafic esclavagiste transsaharien via les empires du bassin tchadien (Bornou, Ouaday, Baguirmi, Wandala, etc.) et l’empire de Sokoto fondé par Ousman dan Fodio entre le XIXe et le XXe siècle. Il servit ainsi de centre important de ravitaillement en esclaves pour toutes ces entités politiques septentrionales et le long des circuits négriers conduisant aux ports méditerranéens et à ceux de la mer rouge.

Limbé - Cameroun © Anneaux de la Mémoire
Limbé – Cameroun © Anneaux de la Mémoire

L’espace camerounais a donc été pendant de longs siècles, le cadre d’exercice d’une triple activité de traite et d’esclavage : en direction des îles de l’Océan Atlantique et des Amériques dans le cadre du commerce triangulaire ; en direction du monde méditerranéen et moyen oriental à travers le trafic négrier caravanier transsaharien ; à l’intérieur également, à travers les pratiques esclavagistes développées par plusieurs groupes, qui ont parfois précédé ou survécu aux principales traites exportatrices. L’esclavage a préexisté et survécu aux traites exportatrices. C’est le cas particulièrement des chefferies des Grassfields et des lamidats du Nord-Cameroun.

La région des grassfields, qui correspond approximativement aux régions actuelles de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, a connu une intense activité de traite. Elle est passée de l’esclavage coutumier à la traite transatlantique ; après l’abolition elle a continué à pratiquer l’esclavage au sein et entre des différentes chefferies. Les trafiquants d’esclaves sont bien connus et désignés sous le nom de kam poù (à Baham) et de tet je (à Bamendjou).
Les circuits du trafic et les modalités d’échanges hérités de la période antérieure sont demeurées longtemps en vigueur. Les opérations commerciales étaient menées à partir des principaux points de traite autour ses constituèrent des villages vivant des activités annexes de la traite. Malgré le ravalement progressif des pratiques esclavagistes à la clandestinité, les pistes de traite étaient presque les mêmes que celles empruntées habituellement pour le commerce et les réseaux de marchés qui reliaient les différentes chefferies. Certains de ces marchés d’esclaves avaient acquis une certaine notoriété. C’est le cas du marché de Sim Tse à Bandjoun ou de Kam’na à Bayangam.

Source : « Etude de faisabilité du projet de tourisme culturel « La route de l’esclave » pp 30, 31, 92, 97, Ahmadou SEHOU, CERPETA, Juin 2011

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